Rugby et humanitaire, le lien

Rugby et humanitaire, le lien


A Madagascar, pour l’association Terres en Mêlées, Eloy de Béru a parcouru le pays pendant 4 mois pour former des éducateurs de rugby malgaches

Cette expérience a été magnifique puisqu’elle alliait le montage d’un gros projet à ma passion pour le rugby.

Eloy De Beru -24 ans -Trois Quart Centre- équipe 3 -étudiant en droit

Le rugby ne m’a jamais quitté au point qu’il existe de nombreuses zones de rencontre entre ma formation, ce sport et mes relations amicales. Concilier de bonnes études avec la pratique de ce sport implique nécessairement des sacrifices. Cela permet surtout de développer une forte détermination pour arriver à ses objectifs, un esprit combatif mais aussi une capacité à savoir s’organiser, se dépasser et à nouer des relations fortes et durables.


J’ai commencé le rugby à l’âge de 6 ans dans les équipes de jeunes de l’ACBB. Club que je n’ai jamais quitté depuis. Si j’ai aujourd’hui un peu levé le pied sur cette activité, ce sport a toujours occupé une place prépondérante dans ma vie. Que ce soit d’un point de vue humain, affectif, puisque j’ai conservé ma « bande de potes » de poussins qui sont encore parmi mes meilleurs amis aujourd’hui, mais aussi d’un point de vue éducatif.

mon sens de l’organisation et ma capacité à me dépasser. Deux sujets fondamentaux de mon parcours

Ces années de rugby ont rythmé mes semaines et ont façonné mon organisation, mes opportunités d’étude et mes différentes expériences extra-universitaires. Sur le plan personnel et éducatif, mes presque deux décennies de pratique du rugby ont évidemment construit mon état d’esprit, principalement sur deux points : mon sens de l’organisation et ma capacité à me dépasser. Deux sujets fondamentaux de mon parcours autant sur le plan personnel qu’universitaire.

Actuellement en deuxième année de Master en Droit des Affaires Internationales au sein de l’Université Paris 2 – Panthéon Assas. Depuis ma troisième année de licence, j’ai intégré un parcours en alternance. (au sein d’un cabinet d’avocats d’abord et chez TF1 comme juriste apprenti en Corporate et M&A ensuite) . Pratiquer un sport engageant comme le rugby oblige à créer puis développer un sens de l’organisation et une capacité d’adaptation. L’alternance entre le sport et les études ne m’a donc jamais quitté. Ce rythme a structuré ma vie depuis toutes ces années. Il m’est désormais impossible d’envisager d’occulter le sport de ma vie.  J’ai effectué l’ensemble de mon collège et de mon lycée à Saint Jean de Passy tout en pratiquant le rugby à haute dose, que ce soit avec l’ACBB mais aussi (plus ponctuellement) au sein des sélections départementales et régionales. Cette pratique intensive non seulement ne m’a jamais contraint scolairement mais m’a surtout permis de développer un état d’esprit combatif, plein de détermination et d’organisation pour mener de front mes études et mon sport. J’ai ensuite intégré l’Université Paris 2 – Panthéon Assas pour suivre des études de droit. Mon premier réflexe (presque) a été d’intégrer la section rugby universitaire dans laquelle j’ai noué mes premières relations à la fac. Le rythme universitaire offrant plus de flexibilité, j’ai passé un diplôme d’entraineur, puis j’ai entrainé pendant presque 4 ans les équipes de jeunes au Stade Français Paris


En 2018 j’ai vécu la plus belle expérience de ma vie puisque nous sommes partis, mon frère (Albéric, un ancien de l’ACBB) et moi, à Madagascar pour l’association Terres en Mêlées. La mise en relation avec le président de l’association a d’ailleurs été facilitée par un de nos anciens entraineurs, Smaïn Guennad. Nous avons monté le projet Mada’s Brothers : notre mission était de parcourir le pays pendant 4 mois pour former des éducateurs de rugby malgaches. L’objectif étant de participer à l’intégration des filles et plus largement à l’émancipation des jeunes par la pratique du rugby. 
Cette mission a été formatrice en deux points : D’un point de vue professionnel : le montage du projet nous a poussé à créer une feuille de route, des programmes et des supports de formation et aussi à effectuer une levée de fonds (10 000 €) et collecter du matériels (équipement sportif, ballons, chaussures, maillots, etc.). Nous avons donc dû présenter notre projet devant des entreprises comme Michel et Augustin, Pumpkin ou encore devant la Ligue de Rugby d’Île de France mais aussi devant de nombreux particuliers (nous avons d’ailleurs reçu beaucoup d’aide de la part de parents de l’ACBB et de joueurs du Stade Français Paris comme Jules Plisson ou Alexandre Flanquart). D’un point de vue personnel : ce projet nous a envoyés à l’autre bout du monde en autonomie. Nous avons donc dû apprendre à nous adapter, à voyager, en bref à vivre par nous même dans des conditions souvent précaires ! 

Cette expérience a été magnifique puisqu’elle alliait le montage d’un gros projet à ma passion pour le rugby. Elle a aussi été fondamentale dans ma formation. Elle m’a non seulement fait évoluer, m’a construit , mais surtout m’a  ouvert des opportunités à mon retour. C’est à la suite de ce projet que j’ai pu intégrer le parcours en alternance proposé aux sportifs de haut niveaux et étudiants en droit , à l’Université Paris 2 – Panthéon Assas .

 


A Oujda, au Maroc, pour l’association NOOR, Abdelatif Benazzi met sa renommée au service de la scolarité des jeunes

Un enfant sans vision peut vite déraper.

En Avril 2011, parrain de l’école de rugby de l’ACBB, Abdelatif Benazzi , ancien capitaine de l’équipe de france de rugby à XV , nous avait aidés à organiser une rencontre avec les jeunes marocains d’Oujda, sa ville natale. Nous emmenions alors une centaine de jeunes rugbymen dans un but d’échange et d’aide à l’association NOOR (lumière en arabe) dont il est le président . ‘‘On y allait pour contribuer au financement d’un car de ramassage scolaire, aider des jeunes enfants à être scolarisés dans des régions enclavées , et nous avons reçu une grande leçon de vie et d’humilité’‘déclarait Florian Grill à l’époque , Président de l’ACBB en 2011 .

L’éducation c’est l’essence de l’humanité

 

Que sont-ils devenus? « Il y a eu beaucoup de chemin depuis la visite de l’ACBB à Oujda avec la belle action de financement du moyen de transport pour l’école de Jerada. A ce jour tous ces jeunes poursuivent leur parcours scolaire . Le plus doué d’entre eux , que je parraine personnellement , commence sa première année à l’école d’ingénieur de Mohammadia , près de Casablanca..! Noor est déjà avec 17 écoles achevées à ce jour dans une perspective de préscolaire et quatre moyens de transport. J’espère qu’on pourra envisager ensemble une action avec les jeunes de l’ACBB dans les mois a venir , l’occasion de voir les actions sur place et de prévoir une rencontre avec mon ancien club Oujda. » déclare Abdelatif Benazzi.

L’exercice physique favorise grandement l’insertion des enfants dans la société

A Paris, Arthur Dassié monte au soutien des personnes défavorisées

On dit que le rugby est une grande famille aux valeurs inestimables

 

J’ai commencé le rugby en janvier 2000 au sein de l’école de rugby et je joue en sénior depuis 2008. Depuis maintenant 3 ans on organise ave le club une collecte de Noël à destination des peronnes défavorisées. Les deux années précédentes nous avons collaboré avec #EMMAUS .Cette année c’est en faveur du #Secourspopulaire que les dons ont été récoltés. Avec la situation sanitaire particulière, un appel aux dons directement auprès du Secours populaire et leur initiative les #PèresNoëlverts a été proposé ainsi qu’une collecte de vêtements. Cette dernière a été remise la semaine passée.

On dit que le rugby est une grande famille aux valeurs inestimables. Il ne tient qu’à nous d’en faire la démonstration, plus encore en cette période complexe pour tous.


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