Le rugby, atout pour réussir ?

Le rugby, atout pour réussir ?


L’esprit de corps , la performance avec le dépassement de soi , la rigueur de l’organisation, le combat sont des valeurs communes et fondatrices de leurs réussites

Pour Jean Nebout « le sport apporte souvent un équilibre qui favorise la réussite des études »

Jean Nebout– Demi d’Ouverture – équipe Première- étudiant en communication- éducateur à l’ACBB

‘Concilier les études, la pratique du rugby et un poste d’éducateur, c’est un triple engagement, pas toujours évident mais  loin d’être incompatible,. Je suis  devenu éducateur à mes 18 ans. La même année, j’intégrais l’université de la Sorbonne pour préparer une Licence en Communication. Une fois cette licence obtenue, je me suis orienté vers le Master en Sport Management du MBA ESG.

Le sport apporte souvent un équilibre qui favorise la réussite des études. C’est dans mon cas une réalité. Et c’est grâce à mon aventure rugbystique que j’ai obtenu une alternance à la Ligue Ile-de-France de Rugby, sur la communication et les partenariats. »

 

Pour Jean-Denis ‘’Le rugby c’est ma vie , mon équilibre’’ 

Jean-Denis Nitharum- Première ligne – équipe Première -conducteur d’engin

« J’ai commencé le sport  avec le foot au Plessis Robinson dés l’age de 5 ans J’ai poursuivi  au niveau National dans le club de  Montrouge et  en corpo durant  mon alternance  entre ma formation TECOMAH et l’entreprise.  Un rythme intense de 4 fois par semaines de 20 h à 22H. J’étais un petit gabarit  à l’époque. A 18 ans  J’ai eu un accident de genou, sans avenir sportif devant moi. Avec de la rééducation et  beaucoup de musculation en salle ,  mon âme de compétiteur m’a permis de me lancer dans la compétition  de La Force Athlétique  pendant 10 ans. A 28 ans , J’ai découvert  le rugby par l’école de ma fille  en échangeant avec l’un des parents  qui fréquentait ma salle de musculation. J’ai commencé en Honneur à Bagneux et en équipe réserve. Après 1 an ,  à force de travail et de détermination   je   suis monté en équipe première . Au bout de  3 ans j’étais enfin titulaire. J’ai alors changé de club pour aller en Fédérale 3 à Clamart et y rester  pendant 2 ans  avant d’arriver ici à Boulogne . Je suis très fier d’avoir participé à la montée en Fédérale 2 cette année. J’ai trouvé dans le rugby mon équilibre. J’aime ce sport et ses valeurs ,que je n’avais pas au foot »  

‘’Au rugby, tu ne gagnes jamais tout seul!’’
Au foot tu peux te débrouiller seul et si tu es bon aller marquer. Au foot finalement tu joues tout seul.
Au rugby , tu ne gagnes jamais tout seul. Tu joues à XV.
u peux être le meilleur joueur mais si l’équipe ne suit pas il n’y aura pas de résultats.
J’aime sa diversité;  Au rugby, sous le même maillot, tu côtoies à la fois un petit gars comme moi et un grand patron .. ça m’impressionne à chaque fois ..
Au rugby, on a besoin de tout le monde !
J’aime la diversité physique, dans les gabarits: tous différents mais tous adaptés aux postes .
L’image du rugbyman qu’on renvoie invite au respect ce que je n’avais pas du tout au foot.Je m’en étonne à chaque fois.
Et de manière plus générale, j’aime sa convivialité, l’entraide qu’on y trouve et surtout l’ambiance.
J’ai d’ailleurs inscrit mon fils dés son plus jeune âge
La vie sans rugby est aujourd’hui très difficile en période de confinement.
Ma femme espère une seule chose c’est que je reprenne très vite l’entrainement.
Le rugby ,c’est mon échappatoire , mon exutoire c’est ma vie, mon équilibre!!!

 

 

Pour Jean-Baptiste : ‘c’est au rugby que j’ai connu mes meilleurs potes’

Jean-Baptiste Estournes- Joueur historique à l’ACBB fils et petit-fils de joueur- 3ème ligne aile – équipe Réserve – futur diplômé du Barreau de Paris -réserviste

 

’Après une première initiation en poussin, j’ai véritablement commencé le rugby en cadet à l’ACBB.
Cela m’a tout de suite plu.
L’ambiance familiale du club, les valeurs du rugby et surtout c’est là que j’ai rencontré mes meilleurs potes.
J’ai tout connu avec le club, la belle époque du saut du loup, les années galères sans stade et enfin la renaissance au stade le gallo.
Les études supérieures ne m’ont jamais empêché de continuer à jouer au rugby.
Après mon bac, je me suis inscrit à la fac de droit. J’ai obtenu un master 2 en droit privé général, réussi l’examen du CRFPA (Barreau) pour devenir avocat et je vais prêter serment en fin d’année.
En plus du rugby, en tant que chef scout j’étais responsable de 30 jeunes de 12 à 17 ans pendant 5 ans.
Je me suis également engagé il y a un an en tant que réserviste dans l’armée de terre.
’j’ai dû apprendre à bien organiser mon temps de travail’’
Pour être performant sur les terrains et sur les bancs de la fac., j’ai dû apprendre à bien organiser mon temps de travail, à être rigoureux et toujours efficace dans tout ce que je faisais.
Ayant un déficit de physique pour mon poste , c’est par le travail et l’assiduité aux entrainements que j’ai pu jouer plusieurs saisons en équipe première à l’époque de la fédérale 3.
C’était parfois difficile de tout cumuler car j’avais peu de temps libre. Entre le rugby, le scoutisme, et l’armée mes week end étaient souvent chargés.
Heureusement j’avais la chance d’avoir mon père, ancien joueur du club, (avec la moustache au centre sur la photo )qui me soutenait dans mes engagements en traversant parfois tout l’Ile de France pour m’amener à un match de rugby.
Toutes ces expériences m’ont énormément apporté dans l’épanouissement de ma vie actuelle.
C’est pourquoi j’encourage les jeunes du club à s’engager, à vivre leurs expériences et surtout à poursuivre le rugby.
C’est maintenant qu’il faut profiter de sa jeunesse pour ne rien regretter ensuite.
Il me reste maintenant à essayer de concilier le rugby avec ma future vie d’avocat.
Même si c’est un métier très prenant j’en ai la motivation.
D’ailleurs si vous divorcez ou que vous vous faites licencier, n’hésitez pas à ma contacter, je saurai vous défendre!

 

 

 

Pour Pierre-Léon : ‘‘L’équipe 3 me permet de continuer à prendre du plaisir sans prise de tête’’ 

Pierre-Léon Michel- 2ème ligne – équipe 3 -étudiant en Science Politique

J’ai commencé le rugby à 9 ans. Le rugby a toujours fait partie de ma vie.  Bébé, mon père regardait les matchs avec moi sur les genoux. Ma grand mère avait peur qu il me fasse tomber quand la France marquait des essais 🙂

J’ai commencé mes études par une double licence histoire science politique. Sur le papier, la licence nécessitait beaucoup de travail. Meme si c’est vrai, j’ai surtout dû m’organiser pour continuer à m’entraîner toutes les semaines et jouer les matchs. D’ailleurs cette année, avec les juniors on avait terminé vice-champions d’Ile-de-France. Comme quoi, tout est possible au rugby. Tu peux faire des études théoriques qui nécessitent pas mal de travail, tant que tu arrives à t’organiser, tu peux toujours arriver à conjuguer ta passion avec les études.  Beaucoup de parents disent à leurs enfants , qu’ il faudrait se consacrer totalement à ses études pour réussir, quitte à ne plus faire de sport… Je ne suis pas du tout d’accord, une pratique régulière d’un sport collectif permet de sortir du cadre universitaire et des études. C’est le moment où on se défoule et c’est très important parce que ça permet de préserver un certain équilibre et une hygiène de vie. Actuellement, je suis étudiant en alternance. C est une nouvelle aventure qui commence. L alternance prend beaucoup de temps et les études aussi.  Malgré tout, j’ai toujours eu pour objectif de continuer le sport en club et de continuer à m’engager à fond dans ce que je fais. L’équipe 3 me permet de continuer à prendre du plaisir sans prise de tête. Elle me permet de continuer à jouer et me convient en termes d’organisation car me permet de pouvoir continuer à conjuguer les études, l’alternance et le rugby.

 

Pour Arthur : ‘’Le rugby m’a appris à accepter les différences des uns et des autres ’’

 Arthur Mougin– Demi de mêlée – équipe Réserve- éducateur à l’ACBB- Travaille au centre de crise du Ministère de la Santé

J’ai commencé le rugby à l’ACBB à 8 ans, en mini-poussin. Actuellement, je suis en équipe senior, après avoir fait toutes mes classes à l’ACBB. Au-delà des acquis sportifs, la pratique du rugby m’a permis d’avoir une seconde famille et de me construire humainement. Plusieurs joueurs de l’équipe sénior sont mes coéquipiers depuis mon plus jeune âge et je joue également avec mes anciens coachs. Le rugby, et en particulier l’ACBB rugby, est devenu au fil des années de fait un socle très important pour moi. 

Être au contact des enfants m’a permis de me responsabiliser

Après l’obtention d’un bac ES (avec mention, faut pas déconner), c’est donc tout naturellement que j’ai voulu rendre au club tout ce qu’il m’avait apporté durant mon enfance et mon adolescence. Ainsi, en parallèle de ma double licence histoire-science politique à l’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne, je me suis engagé comme éducateur à l’école de rugby. Durant les trois années de ma licence, si je ne pouvais pas participer à tous les entrainements, en fonction de mes horaires, j’ai toujours réussi à me dégager du temps pour. Être en contact des enfants m’a permis de me responsabiliser et de de réussir plus facilement ma licence (toujours avec mention, on déconne pas on t’a dit). 

A mon entrée en master de science politique à l’Université de Nanterre, un emploi du temps favorable m’a permis de m’investir totalement pendant un an au service de la catégorie des moins de 8 ans de l’ACBB rugby. Cette année fut la plus enrichissante de mes années en tant qu’éducateur. Au-delà du plaisir de constater au fur et à mesure les progrès sportifs réalisés par les enfants, les voir s’imprégner progressivement des valeurs essentielles à la pratique du rugby (solidarité, camaraderie, l’individualité au service du groupe…) fut le réel plaisir pour moi, d’autant plus que ces valeurs leur serviront toute leur vie. 

Cela fait maintenant 6 ans, je participe à faire grandir rugbystiquement et humainement (du moins je l’espère), les jeunes pousses de l’ACBB, avec l’espoir de pouvoir jouer un jour avec l’un d’entre eux. Etant en alternance au Ministère de la Santé l’année dernière, j’ai dû restreindre fortement mon investissement au service de l’école de rugby, non sans regrets. Jouer en senior et entrainer les plus jeunes est une activité chronophage mais essentielle à mes yeux. S’il a pu être parfois compliqué de concilier cet engagement avec mes études, j’ai toujours trouver le temps et l’énergie pour continuer à allier les deux. Le rugby s’est avéré essentiel à mon développement et je pense sincèrement que je n’aurais pas pu réussir mes études si je n’avais pas ça à côté.

Travailler dans un centre de crise, c’est aussi devoir soutenir ses collègues quant ils sont pressurisés

Après avoir validé mon master 2 de science politique (nécessaire de préciser qu’il avait encore une mention ?), j’ai été embauché pour travailler au centre de crise du Ministère de la Santé. Je participe, à mon échelle, à la gestion de la crise sanitaire. Les valeurs que m’a apporté le rugby me sont aujourd’hui particulièrement utiles pour mon travail, où la pression est constante en raison du contexte que nous connaissons. Travailler dans un centre de crise, c’est évoluer avec des personnes aux caractéristiques différentes. Le rugby m’a appris à accepter les différences des uns et des autres, à évoluer dans des environnements parfois complexes. Travailler dans un centre de crise, c’est aussi devoir soutenir ses collègues quant ils sont pressurisés. Là encore, les valeurs de solidarité et de travail en équipe acquises par le rugby me sont primordiales.


 

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